Vous avez dit rentrée sportive ? Cette année toutes les petites graines que j’ai semées ces derniers mois ont décidé de fleurir en même temps. J’ai commencé, le 21 septembre, à travailler dans un lycée religieux comme lectrice de français (un jour par semaine). Une dizaine de jours plus tard, j’apprenais qu’un congé mat libérait une place pour laquelle j’avais postulé à l’Université de Venise. On m’a confié un cours de français intensif, quatre soirs par semaine. Avant ça, j’avais déjà accepté de donner des cours de préparation aux certifications à l’Alliance Française de Venise. La même semaine, j’ai été contactée par le journal local auquel j’avais envoyé un CV trois mois plus tôt. On m’a confié une rubrique mensuelle, dans un nouveau supplément dédié à la gastronomie, qui sort dans les six titres du groupe (ma rubrique s’appelle Una francese a Nord Est). Sur un autre tableau, je continue deux missions de mise à jour de guides de voyage que j’avais déjà commencées. La semaine dernière, un livre auquel je travaillais avec trois autres co-autrices depuis un an est enfin sorti en librairie (L’Italie Autrement, publié chez Gallimard). Je sais pas ce que j’ai fait au karma, mais je suis particulièrement en veine.
Si le monde du travail italien vous est familier, vous savez qu’un coup de fil au dernier moment, une confirmation à quelques jours de la deadline et une forte dose d’incertitude qui perdure jusqu’au dernier moment sont les ingrédients de la vie professionnelle ici, surtout en travaillant à son compte. J’ai compris pourquoi je n’étais pas attirée par les sports de glisse ou le saut en parachute : il y a déjà beaucoup trop d’adrénaline dans ma vie comme ça, grazie mille.
Bien sûr, je suis extrêmement comblée de toutes ces opportunités. C’est exactement ce que je voulais cette année : réussir à garder des piges journalistiques, et enseigner à côté. La balance penche un peu plus d’un côté mais elle sera réajustée bientôt.
Bref, ceci n’est pas un post LinkedIn mais un aveu : je n’ai pas réussi à faire de la place pour la newsletter dans cet agenda débordant. Pas faute d’idées (j’en ai eu au moins une par semaine), mais faute de silence pour faire sédimenter mes pensées.
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